Stiftung Brandenburgische Gedenkstätten Mahn‑ und Gedenkstätte Ravensbrück

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Mahn- und Gedenkstätte Ravensbrück

Die Gedenkstätte Ravensbrück trauert um Noëlla Rouget, die im Alter von 100 Jahren verstorben ist.

01. Dezember 2020

(Français ci-dessous)

Noëlla Rouget (geb. Peaudeau) wurde am 25. Dezember 1919 im französischen Saumur als Tochter von Marie Peaudeau (geb. Bossard) und Clément Peaudeau geboren. Ihr Vater war Beamter bei der französischen Eisenbahn, ihr älterer Bruder Georges Lehrer und Priester. Als Jugendliche übte sie eine Leitungsfunktion bei der Pfadfinder*innen-Organisation „Guides de France“ aus. Nach der deutschen Besatzung Frankreichs schloss sich Noëlla der Résistance in Angers an und wurde Verbindungsagentin. Im Zuge ihrer geheimen Aktivitäten lernte sie Adrien Tigeot kennen. Sie verlobten sich. Im Juni 1943 wurden beide verhaftet und in Pré-Pigeon, einem Gefängnis in Angers inhaftiert. Tigeot wurde am 13. Dezember 1943 hingerichtet.  Zu diesem Zeitpunkt befand sich Noëlla bereits auf einem Transport nach Compiègne.

Am 31. Januar 1944 wurde sie mit fast tausend Kameradinnen, darunter Geneviève de Gaulle, von dort nach Ravensbrück deportiert. Nach ihrer Ankunft am 2. Februar wurde ihr die Häftlingsnummer 27.240 zugeteilt. Sie war im Block 27 untergebracht. Mindestens zweimal gelang es ihr nach eigenen Angaben, dank der Solidarität ihrer Kameradinnen, dem Tod in der Gaskammer zu entgehen. In Ravensbrück freundete sich Noëlla Rouget mit Geneviève de Gaulle, Germaine Tillion und Denise Vernay (geb. Jacob, Schwester von Simone Veil) an.

Anfang April 1945 war Noëlla eine der ersten 300 befreiten Französinnen (eigentlich 299 Französinnen sowie die Polin Karolina Lanckoronska). Am 9. April erreichte die Gruppe mit Rot-Kreuz-LKWs die Schweiz. Über Annemasse (Haute-Savoie), wo sie sich etwas ausruhen konnten, erreichten die deportierten Frauen am 14. April Paris. Dort wurden sie an der Gare de Lyon von General de Gaulle empfangen.

Nach dem Krieg leitete Noëlla die Schweizer Delegation des Verbandes der ehemaligen Deportierten und Internierten der Résistance (frz. Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance, kurz ADIR). 1965 sagte sie als Zeugin im Prozess gegen Jacques Vasseur aus, der sie und ihren Verlobten 1943 hatte verhaften lassen. Vasseur wurde zum Tode verurteilt. Als überzeugte Gegnerin der Todesstrafe setzte sich Noëlla für seine Begnadigung ein, die schließlich von de Gaulle gewährt wurde.

Im Februar dieses Jahres wurde ihr der französische Verdienstorden (frz. Grand-Croix de l’Ordre national du mérite) verliehen. Sie widmete diese hohe Auszeichnung ihren Kameradinnen aus Ravensbrück.

Am Sonntag, den 22.11.2020 ist Noëlla Rouget im Alter von 100 Jahren in Genf verstorben. Unsere Gedanken sind in dieser schweren Zeit bei ihren Freund*innen und ihrer Familie.

 

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Noëlla Rouget (née Peaudeau) est née le 25 décembre 1919 à Saumur, en France, fille de Marie Peaudeau (née Bossard) et de Clément Peaudeau. Son père était fonctionnaire des chemins de fer français, son frère aîné Georges, enseignant et prêtre. Adolescente, elle a occupé un poste de direction dans l'organisation scoute "Guides de France". Après l'occupation allemande de la France, Noëlla a rejoint la Résistance à Angers et est devenue agent de liaison. Au cours de ses activités secrètes, elle a rencontré Adrien Tigeot. Ils se sont fiancés. En juin 1943, tous deux sont arrêtés et emprisonnés à Pré-Pigeon, une prison en Angers. Tigeot est exécuté le 13 décembre 1943. Entre-temps, Noëlla était déjà dans un transport à destination de Compiègne.

Le 31 janvier 1944, elle est déportée de là à Ravensbrück avec près d'un millier de camarades, dont Geneviève de Gaulle. Après son arrivée le 2 février, elle a reçu le numéro de prisonnière 27 240. Elle était logée dans le bloc 27. Au moins deux fois, selon ses propres déclarations, elle a réussi à échapper à la mort dans la chambre à gaz, grâce à la solidarité de ses camarades. À Ravensbrück, Noëlla Rouget se lie d'amitié avec Geneviève de Gaulle, Germaine Tillion et Denise Vernay (née Jacob, sœur de Simone Veil).

Début avril 1945, Noëlla fait partie des 300 premières Françaises libérées (en fait 299 Françaises ainsi que Karolina Lanckoronska de Pologne). Le 9 avril, le groupe est arrivé en Suisse dans des camions de la Croix-Rouge. Via Annemasse (Haute-Savoie), où elles peuvent se reposer un moment, les femmes déportées atteignent Paris le 14 avril. Ils y sont reçus à la Gare de Lyon par le général de Gaulle.

Après la guerre, Noëlla a dirigé la délégation suisse de l'Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR). En 1965, elle témoigne au procès de Jacques Vasseur, qui l'avait fait arrêter en 1943 avec son fiancé. Vasseur a été condamné à mort. Fervent opposant à la peine de mort, Noëlla fait campagne pour sa grâce, qui lui est finalement accordée par de Gaulle.

En février de cette année-là, elle a été décorée de l'Ordre national du mérite. Elle a dédié cette haute distinction à ses camarades de Ravensbrück.

Le dimanche 22 novembre 2020, Noëlla Rouget est décédée à Genève à l'âge de 100 ans. Nos pensées vont à ses amis et à sa famille pendant cette période difficile.

Légende : Noëlla Rouget avant sa déportation, 1942/1943

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